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  • : Le blog de harent le varent
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  • : Ces trois regles signifient littéralement : « Ne vois pas », « N'entends pas », « Ne parle pas ». Plus précisément, la doctrine citoyenne signifient « je ne dis pas ce qu'il ne faut pas dire », « je ne vois ce qu'il ne faut pas voir », et enfin « je n'entends ce qu'il ne faut pas entendre »
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etre ou ne pas etre

je ne vois pas, ne parle pas et n'entend pas. je ne suis plus rien sinon je mexprime, alors voila l'occassion.

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20 août 2010 5 20 /08 /août /2010 11:20

Ernesto Rafael Guevara de la Serna est né le jeudi 14 juin 1928 à Rosario, Argentine. Il est le premier fils de l’architecte Ernesto Guevara Linch, de descendance espagnole et irlandaise de par sa mère, et de Celia de la Serna et de la Llosa, descendante d’une famille fortunée.

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La personnalité de Che Guevara est bien plus complexe et contrastée que le portrait de révolutionnaire romantique.

Le Che était obsédé par le fait de montrer l'exemple en tout point pour lui-même et pour ses hommes.

Che Guevara était l'adepte de solutions extrêmes dans la défense de ses idées et pas seulement en théorie. Il se chargea de l'exécution de membres de la guérilla condamnés pour trahison par les guérilleros. Fidel Castro lui confia le commandement du tribunal révolutionnaire de la Cabaña chargé de juger les responsables du régime de Batista car il savait que Guevara ne montrerait aucune clémence, la sentence de ceux condamnés pour exactions ou tortures était presque toujours la mort. Castro louait même « sa qualité d'agressivité excessive »

Pour le Che, sa conduite était dictée par la révolution mondiale qui était une véritable lutte à mort contre l'impérialisme, et il s'en justifia officiellement : « Nous avons fusillé, nous fusillons et nous continuerons à fusiller tant que cela sera nécessaire. Notre lutte est une lutte à mort. »

Guevara voyait comme indispensable « la haine comme facteur de lutte ; la haine intransigeante de l'ennemi, qui permet à l'être humain de dépasser ses limites, et le transforme en une efficace, violente, sélective et froide machine à tuer »

 

Lorsque sa deuxième fille Aleida naît, Guevara est en voyage officiel à l'étranger. Au télégramme qui lui annonce : « Félicitation Commandant, c'est une fille  », il fait une réponse à sa femme reflétant son humour argentin « Si c’est une fille, jette-la par-dessus le balcon ! »

 

Beaucoup le considèrent comme un tueur et un terroriste, un « bourreau fanatique »[]. Ils pensent que Che Guevara a été « personnellement responsable » de l’exécution de centaines de personnes dans les prisons cubaines, surtout lorsqu'il commandait la forteresse de la Cabaña. Le Che n'a jamais cherché à dissimuler sa cruauté. Bien au contraire. Plus on sollicitait sa compassion, plus il se montrait cruel. Il était complètement dévoué à son utopie. La révolution exigeait qu'il tue, il tuait; elle demandait qu'il mente, il mentait." A la Cabaña, lorsque les familles rendaient visite à leurs proches, Guevara exigea qu'on les fasse passer devant le mur d'exécution maculé de sang frais.

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Il serait en plus un piètre tacticien. Il aurait échoué dans sa tâche de gestion de l’économie cubaine (alors que Cuba avait été, avant la dictature de Batista, un des quatre pays les plus dynamiques d'Amérique latine) : quasi-effondrement de la production de sucre (dont le premier client était il est vrai, les États-Unis), échec de l'industrialisation et introduction du rationnement total.

Che Guevara n'eut jamais aucune formation en économie - ce qui lui fit commettre d'incroyables erreurs alors qu'il était à la tête de la Banque Nationale.

 

Guevara comme autoritaire, stalinien et responsable de la création d’un régime bureaucratique et totalitaire[].

Les révolutions inspirées par le Che ont en fait renforcé la répression et les dictatures militaires latino-américaines pendant de nombreuses années.

Pendant son voyage avec Granado, son surnom est Fuser venant de « Furibundo » (« coléreux »)

 

Le Che comme un fanatique extrémiste, l'image d'un humaniste prenant les armes malgré lui.

Les gens se souviennent de ce que le Che a fait, il y a la mémoire des exécutions, qui faisaient la Une des journaux, et des prisonniers.

Le Che n'avait pas l'intelligence de Fidel, qui l'a utilisé comme instrument au service de sa politique extérieure, et s'en est débarrassé en temps voulu.

il a revendiqué, en 1964, les exécutions à la tribune de l'ONU alors que Castro n’en parlait plus à ce moment-là.

 

L’aspect autoritaire est présent chez le Che, surtout au début, parce qu’une partie de sa formation politique s’est tout de même faite dans la mouvance communiste stalinienne. Le Che n’était ni plus ni moins sexiste  que la moyenne des militants révolutionnaires d’Amérique Latine de ces années. Il ignorait les enjeux du féminisme.

Certain présente le Che comme un assoiffé de sang, attiré par la mort qui a entraîné avec lui des vies entières dans un combat inutile et perdu d’avance.

Outre le fait qu’il soit antisémite notoirement, « Che » Guevara était aussi homophobe comme l’atteste de nombreux témoignages.

 

 

 

Et pourtant

 

 

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Guevara voyage à travers l'Amérique latine, ce qui le met en contact direct avec la pauvreté dans laquelle vit une grande partie de la population. Son expérience et ses observations l'amènent à la conclusion que les inégalités socioéconomiques ne peuvent être abolies que par la révolution.

 

Des grands penseurs que Guevara est aussi important que Trotski.

Il fait preuve, très tôt, d’une sensibilité antibureaucratique, radicale contre les privilèges. Dès le début, et ce de façon croissante,  il est sensible à la question de la liberté d’expression, d’opinion. Il affirme que les divergences ne se règlent pas à coups de matraque.

 

Par principe, il est contre la peine de mort. Le Che et Fidel admirons beaucoup le Sandinisme parce que lorsqu’ils ont pris le pouvoir, ils ont aboli la peine de mort.

Il exigeait de ses soldats qu’ils respectent les prisonniers.

Il interdisait que l’on porte atteinte aux prisonniers.

 

Guevara se distingue en intégrant dans ses troupes de nombreux guajiros (paysans de l'île) et Afro-cubains, qui constituent alors la catégorie de population la plus marginalisée du pays, à une époque où le racisme et la ségrégation raciale sont encore répandus y compris dans les propres rangs du mouvement du 26 juillet (en 1958, l'accès au parc central de Santa Clara était interdit aux personnes à la peau noire)[].

 

Simone de Beauvoir, Jean-Paul Sartre et Che Guevara discutant à Cuba en 1960. Sartre écrira plus tard que le Che était «l'être humain le plus complet de notre époque».

En 1965, il dénonça dénoncé l'exploitation du tiers monde par les deux blocs de la guerre froide.

 

Le Che devient alors célèbre dans le monde pour ses attaques enflammées contre la politique étrangère des États-Unis en Afrique, en Asie (guerre du Viêt Nam), mais surtout en Amérique latine, tandis qu'il développe avec Régis Debray la théorie du foco, mettant l'accent sur la guérilla rurale.

Guevara fait de la lutte contre la bureaucratie naissante une de ses priorités. il déteste tout favoritisme lié au rang (comme c'était déjà le cas lors de la guérilla). Il refuse ainsi une augmentation de salaire lorsqu'il est nommé ministre, préférant garder sa paye de « commandante » de l'armée.

il est l’initiateur du Travail Volontaire dans tout le pays, de l’organisation des Forces Armées Révolutionnaires (FAR) ; il est le fondateur de la revue Verde Olivo, où il écrit de nombreux articles ; il est l’auteur de différents livres et essais.

D'une intégrité sans faille, d'une rigueur morale unique, le Che est aujourd'hui devenu l'étendard de toutes les libérations. Exigeant, forçat de la discipline, incapable de compromission, avec cette "sainteté féroce"qui lui servit d'armure, il fut - fait rarissime en politique - "un homme qui agissait comme il pensait."
Le 11 décembre 1964, devant les délégués de l'O.N.U., le Che lançait cette phrase qui résume assez bien l'altruiste et rigoureuse facture du personnage : "Je suis cubain et argentin aussi, et si les très illustres domaines d'Amérique latine ne s'en offensent pas, je me sens aussi patriote d'Amérique latine, de n'importe quel pays d'Amérique latine... Je serai prêt, le moment venu, à donner ma vie pour la libération d'un pays d'Amérique latine, sans rien demander à personne, sans rien exiger, sans exploiter personne".

Symbole de la révolution cubaine et de l'anti-impérialisme, le Che est une figure emblématique de l'histoire du XXe siècle.

 

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Published by harent le varent - dans personnalité
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