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  • : Le blog de harent le varent
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  • : Ces trois regles signifient littéralement : « Ne vois pas », « N'entends pas », « Ne parle pas ». Plus précisément, la doctrine citoyenne signifient « je ne dis pas ce qu'il ne faut pas dire », « je ne vois ce qu'il ne faut pas voir », et enfin « je n'entends ce qu'il ne faut pas entendre »
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je ne vois pas, ne parle pas et n'entend pas. je ne suis plus rien sinon je mexprime, alors voila l'occassion.

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29 janvier 2010 5 29 /01 /janvier /2010 00:43

kaf3
Dans le créole réunionnais le terme Kaf signifie un noir d’origine africaine de la réunion.

 J’ai été tout de suite surpris à l’énoncé de ce terme ; Kaf.

Apres quelque recherche infructueuse sur la signification de ce terme, j’ai du me faire deux idée non fondé.

1) Je ne suis fait une idée négative de ce terme à mon avis péjoratif « KAF »

Le Kaf est un diminutif du mot cafard, insecte noir et surtout par méconnaissance il est assimilé à la saleté.

Ce terme est insultant, humiliant et dégradant.

2) Je ne suis fait une idée positive de ce terme à mon avis gratifiant « KAF »

Le Kaf est un diminutif du mot Kafrine, Créole : Kaf ,kafrine
Francais : Réunionnais (e)d'origine africaine ou malgache.

Ce terme est lié aux origines des réunionnais noirs.

Devant ce dilemme vous pouvez donner votre avis sur le site de sondage qui suit :


http://http://localhost//sondages/sondage-gratuit-45577_79750.php


kaf2 

Pour mieux comprendre le sujet, parlons de l’immigration des noirs originaire d’Afrique à la réunion.

 

La Réunion est une île française du sud-ouest de l'océan Indien située dans l'archipel des Mascareignes à environ 700 kilomètres à l'est de Madagascar et à un peu plus de 200 kilomètres au sud-ouest de l'île Maurice, terre la plus proche.

La Réunion est une des seules îles de la région dont les premiers habitants aient été des Européens. En effet, l’île était totalement inhabitée avant d’être découverte par des navires européens en route vers les Indes. Si l’on date sa découverte à 1500, des explorateurs arabes semblent l’avoir déjà repérée avant.

La Réunion, située sur la route des Indes, favorisera l’importation d’esclaves de type « cafres » (noir Bantou d’Afrique Australe à l’origine) embarqués depuis la côte Ouest de l’Afrique, ou encore des esclaves Tamouls ou Bengalis déposés en petit nombre sur la route du retour des Indes. Le terme de « cafre » désigne à La Réunion les noirs de toutes origines. Le plus grand nombre d’esclaves provient donc de la côte Ouest de l’Afrique, mais également de Madagascar. Pour couvrir cette petite distance, on utilise des vaisseaux de côte à faible tirant. Les conditions d’entassement y sont encore plus effroyables que sur les gros navires.


C’est avec le début de la production de
café en 1715 que commence alors la réelle augmentation d’effectif des esclaves. De 311 en 1704 on passe à 23 000 en 1773. En 1804 c’est plus de 50 000 esclaves qui peuplent l’île.

La
géographie de l’île, avec ses hauts sommets, ses cirques , ses ravines, offre aux esclaves la possibilité de fuir. Le marronnage se développe rapidement dès 1725 surtout parmi les esclaves malgaches. Des milices de blancs se forment alors, et partent en expédition dans les hauts, poursuivre les fuyards jusque dans les cirques que ces communautés marronnes ont été les premières à peupler. Les marrons sont le plus souvent alors exécutés, et les oreilles ou parfois même les têtes sont ramenés aux maîtres colons. Le plus tristement célèbre de ces chasseurs de marrons fut François Mussard .

Des révoltes existent, mais sont réprimées de manière effroyable, comme en 1799 ou onze mutins sont exposés à la volée de canon.
En octobre 1848 arrive sur l’île le commissaire-général
Sarda-Garriga , porteur du décret d’abolition de l’esclavage. Il promulgue le décret le 19 Octobre, avec effet au 20 décembre. Pour calmer les inquiétudes et la forte opposition des planteurs, il décrète le 24 octobre que les futurs affranchis devront prendre un engagement de travail pour assurer la continuité du travail. Le 20 décembre 1848 est un jour chômé. Mais la manifestation de joie des quelques soixante mille esclaves restera modéré, car dès le lendemain tout le monde sera de retour au travail. Cette nouvelle main d’œuvre est recrutée à bas salaire, et les conditions de vie des travailleurs engagés reste extrêmement précaire, et ne varie guère de celle des esclaves.


Kaf, Kafrine et Afrique

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Published by harent le varent
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